Trois façades de maisons de ville du XIXe siècle à balcons en fer forgé, à Bruxelles

Immobilier, l'achat

Acheter une maison en Belgique quand on est Français : frais, crédit et taxes

Pour acheter une maison en Belgique, comptez de 2 à 6 % du prix en frais si elle devient votre résidence principale, et environ 14 % sinon. La région où se trouve le bien fait le reste de la différence.

15 min de lectureSeptembre 2026Barèmes 2026
2 %Droits en Flandre pour votre seul logement, contre 12 %
3 %Droits en Wallonie pour votre seul logement, contre 12,5 %
200 000 €Exonérés de droits à Bruxelles, sur un bien de 600 000 € au plus

Aucun Français n'a besoin d'autorisation pour acheter en Belgique, qu'il y vive ou non. Les frais dépendent d'abord de l'usage : si le bien devient votre seul logement et que vous vous y domiciliez, les droits tombent à 2 ou 3 %.

Combien coûte l'achat, en plus du prix

Indiquez le prix, la région et l'usage du bien. Le décompte suit la forme de celui que le notaire vous envoie avant l'acte.

Région du bien
Usage du bien

Laissez 0 si vous payez comptant.

Décompte estimé des frais

Acte d'achat

Droits d'enregistrement
9 000 €

3 % du prix, habitation propre et unique

Honoraires du notaire
2 809 €

Barème légal, TVA comprise

Frais administratifs et débours
1 035 €

Forfait, TVA comprise

Transcription et droit d'écriture
385 €

Acte de crédit

Droit d'enregistrement et droit d'hypothèque
3 432 €

1 % + 0,3 % du montant inscrit (capital + 10 %)

Honoraires et frais du notaire
1 781 €

TVA comprise

Rétribution et droit d'écriture
330 €

Total à prévoir en plus du prix

18 772 €

soit 6,3 % du prix

Pour une seconde résidence ou un investissement, ce serait 47 927 €, soit 29 155 € de plus.

Estimation pour un bien existant, sur les taux et barèmes 2026. Elle ne tient pas compte des réductions liées à la rénovation ou à la situation familiale. Le notaire vous remet le chiffre exact avant l'acte, et le calculateur de notaire.be fait le même calcul.

Pour un bien existant de 250 000 € acheté sans crédit comme résidence principale, les frais s'élèvent à environ 9 050 € en Flandre, 10 300 € à Bruxelles et 11 550 € en Wallonie. Le même bien acheté pour le louer coûte 34 400 € de frais en Flandre et 35 700 € à Bruxelles comme en Wallonie.

Prix du bienWallonieBruxellesFlandreSeconde résidence (selon la région)
200 000 €9 750 €3 750 €5 900 €28 100 à 29 100 €
250 000 €11 550 €10 300 €9 050 €34 400 à 35 700 €
300 000 €13 250 €16 750 €10 250 €40 550 à 42 050 €
400 000 €16 600 €29 600 €12 600 €52 800 à 54 800 €

Frais totaux de l'acte d'achat pour une résidence principale, hors crédit. Bruxelles gagne sous 250 000 € grâce à son abattement, puis devient la région la plus chère : l'abattement reste fixe quand le prix monte.

Les droits d'enregistrement par région en 2026

Les droits d'enregistrement pèsent plus que tout le reste réuni. C'est un impôt régional, perçu par le notaire lors de l'acte et reversé à la région où se trouve le bien. L'endroit où vous habitez aujourd'hui, en France ou ailleurs, n'entre pas dans le calcul : seuls comptent l'emplacement du bien et l'usage que vous en ferez.

RégionSeul logement, résidence principaleTout autre achatConditions clés
Flandre2 %, moins 1 867 € si le prix ne dépasse pas 220 000 €12 %Domicile dans les 3 ans, puis au moins 1 an sans interruption
Wallonie3 %12,5 %Domicile dans les 3 ans, puis au moins 3 ans
Bruxelles12,5 % après abattement de 200 000 €12,5 %Prix de 600 000 € au plus, domicile dans les 3 ans, puis 5 ans

Flandre : 2 %, mais des conditions durcies depuis 2026

La Flandre applique 2 % à l'achat de l'habitation propre et unique depuis le 1er janvier 2025. Pour un prix de 220 000 € au plus (240 000 € dans les grandes villes et la périphérie bruxelloise), une réduction de 1 867 € s'y ajoute : sur un bien de 200 000 €, les droits tombent à 2 133 €.

Pour les compromis signés depuis le 1er janvier 2026, il faut acheter en pleine propriété, en personne physique, et rester domicilié dans le bien au moins un an sans interruption. Vous pouvez posséder encore un autre logement au moment de l'achat, à condition de le vendre dans les deux ans. Si une condition n'est pas remplie, la région réclame la différence avec les 12 %, majorée de 20 %.

Maisons de brique rouge à pignons à gradins du Grand Béguinage de Louvain, rue pavée et vélo

Wallonie : 3 %, et plus d'abattement

La Wallonie est passée à 3 % le 1er janvier 2025 pour l'habitation propre et unique, sans plafond de prix et sans condition de premier achat. En contrepartie, la réforme a supprimé l'ancien abattement de 20 000 €, le taux réduit des habitations modestes et le chèque-habitat. Beaucoup d'articles les citent encore.

Vous ne devez posséder aucun autre logement en pleine propriété, en Belgique ou à l'étranger, sauf à le revendre dans les trois ans. Votre appartement en France compte : tant qu'il n'est pas vendu, vous n'êtes pas dans les conditions. Il faut ensuite vous domicilier dans le bien dans les trois ans et y rester au moins trois ans.

Bruxelles : 12,5 %, avec 200 000 € exonérés

Bruxelles garde le taux de 12,5 % mais ne l'applique pas aux 200 000 premiers euros si vous achetez votre seul logement pour un prix de 600 000 € au plus. L'économie atteint 25 000 €. Au-dessus de 600 000 €, l'abattement disparaît entièrement : un bien à 610 000 € coûte plus de 25 000 € de droits de plus qu'un bien à 600 000 €.

Vous ne devez posséder aucun autre logement, nulle part, au jour du compromis. Il faut vous domicilier dans le bien dans les trois ans et y rester cinq ans ; un départ anticipé se rembourse au prorata. Si vous faites gagner au moins deux classes PEB au logement, l'abattement augmente de 25 000 € par classe gagnée.

Seconde résidence ou investissement locatif : 12 à 12,5 %

Dès que le bien n'est pas votre seul logement, vous payez le taux plein : 12 % en Flandre, 12,5 % en Wallonie et à Bruxelles. C'est le cas d'une maison de vacances dans les Ardennes, d'un appartement à louer à Bruxelles, ou d'un bien acheté par un frontalier qui continue d'habiter en France.

Ajoutez environ 4 400 € de frais de notaire et d'acte. Sur 250 000 €, vous sortez 35 000 € avant la première mensualité.

Bien neuf ou terrain : la TVA à la place des droits

Un logement neuf vendu par un promoteur se paie avec 21 % de TVA sur la construction. Les droits d'enregistrement ne portent alors que sur la quote-part du terrain. Le taux de 6 % existe pour un logement démoli et reconstruit, de façon permanente depuis juillet 2025 : 175 m² habitables au plus, à condition d'en faire votre seul logement et de vous y domicilier.

Un terrain à bâtir paie les droits d'enregistrement de la région. Le délai pour vous domicilier y est plus long : cinq ans en Wallonie, par exemple.

Les frais de notaire : ce qui est fixé et ce qui ne l'est pas

Sur les 15 % de frais dont on parle en Belgique, le notaire ne garde qu'une petite partie. Ses honoraires suivent un barème fixé par arrêté royal et indexé chaque année : environ 2 600 € TVA comprise pour une résidence principale de 250 000 €, un peu plus pour un autre achat. Viennent ensuite un forfait de frais administratifs de 855 € hors TVA, le droit d'écriture de 100 € et la transcription au registre, 285 €.

  • L'acheteur paie. Le vendeur ne règle que ses propres frais, comme la mainlevée d'une hypothèque encore inscrite sur le bien.
  • Rien ne se négocie : le barème est légal et s'impose à tous les notaires.
  • Vous pouvez prendre votre propre notaire, même si le vendeur a le sien. Ils se partagent les honoraires, sans surcoût pour vous.

Obtenir un crédit hypothécaire quand on est Français

Les banques belges prêtent aux Français, mais avec une règle simple : les frais d'achat se paient avec votre apport. La Banque nationale recommande de ne pas financer plus de 90 % de la valeur du bien pour une résidence principale, et 80 % pour un investissement locatif.

Un primo-acquéreur peut dépasser les 90 %. La BNB tolère qu'un tiers environ des crédits d'une banque aille au-delà, et chaque banque réserve cette marge à ses meilleurs dossiers.

Sur un bien de 300 000 € en Wallonie, empruntés à 90 %, prévoyez 30 000 € pour la part non financée et environ 19 300 € de frais d'achat et de crédit, soit près de 50 000 € d'apport.

Ce que la banque regarde chez un nouvel arrivant

  • Un contrat à durée indéterminée rassure la banque. Depuis le 1er août 2026, un nouveau contrat se rompt avec une semaine de préavis pendant ses six premiers mois, et certaines banques attendent la fin de cette période.
  • La banque qui prête veut voir arriver votre salaire chez elle, sur un compte belge. Voir quel compte ouvrir, et à quelle étape.
  • Sans inscription à la commune, donc sans numéro national, le dossier ne passe pas dans les systèmes de la plupart des banques.
  • L'apport doit couvrir au moins les frais, et venir d'un compte à votre nom : le notaire vérifie l'origine des fonds.

Belfius, BNP Paribas Fortis, ING, KBC (CBC en Wallonie), Argenta et Crelan font l'essentiel du marché. Les taux se négocient avec l'assurance solde restant dû et la domiciliation du salaire, que la banque exige presque toujours. Un courtier en crédit agréé par la FSMA compare plusieurs offres pour vous ; sa rémunération doit figurer dans l'offre.

Emprunter en France pour acheter en Belgique

C'est possible si vos revenus restent en France, par exemple pour un frontalier. Mais une banque française prend rarement une hypothèque sur un bien belge : elle demandera plutôt une caution ou un nantissement d'épargne. Si vous vous installez en Belgique pour de bon, un crédit belge est presque toujours plus simple.

L'acte de crédit et le mandat hypothécaire

Le crédit fait l'objet d'un second acte chez le notaire, avec ses propres frais : 1 % de droit d'enregistrement et 0,3 % de droit d'hypothèque sur le montant inscrit, qui couvre le capital et environ 10 % d'accessoires. Pour 200 000 € empruntés, comptez environ 4 800 €.

La banque accepte parfois un mandat hypothécaire pour une partie du prêt : aucune hypothèque n'est inscrite sur cette partie, donc ni le 1 % ni le 0,3 %. Faites chiffrer les deux formules avant de signer l'offre.

Les étapes d'un achat en Belgique

  1. Faire une offre écrite

    En Belgique, une offre acceptée par le vendeur vaut vente. N'écrivez jamais d'offre sans y mettre la condition d'obtenir votre crédit.

  2. Signer le compromis

    Il vous engage de façon définitive : aucun délai de rétractation, contrairement à la France. Il faut la clause suspensive d'obtention du crédit, avec une date. L'acompte d'usage est de 10 % du prix, versé sur le compte de tiers du notaire.

  3. Obtenir le crédit

    Vous avez en général quatre à six semaines selon la clause. L'expertise du bien par la banque arrive souvent à ce moment.

  4. Laisser le notaire chercher

    Situation hypothécaire, dettes fiscales, urbanisme, sol, conformité électrique : c'est dans ces recherches que sortent les mauvaises surprises. Le détail figure dans notre page sur l'immobilier en Belgique.

  5. Signer l'acte authentique

    Au plus tard quatre mois après le compromis, délai dans lequel les droits doivent être payés. Les frais sont versés au notaire quelques jours avant.

  6. Recevoir les clés et se domicilier

    La domiciliation à la commune fait courir les délais fiscaux du taux réduit ou de l'abattement. Si vous arrivez de France, c'est aussi votre inscription à la commune.

Remise d'une clé de maison avec un porte-clés en forme de maisonnette, de main à main

Avant de signer le compromis

Ne signez rien sans avoir lu le certificat PEB, l'attestation de sol et le procès-verbal du contrôle électrique, et sans une clause suspensive de crédit datée. Relisez aussi la répartition du précompte immobilier de l'année : elle se négocie dans le compromis, pas après.

Le PEB et les documents obligatoires à la vente

Le certificat de performance énergétique (PEB, EPC en Flandre) est obligatoire pour vendre dans les trois régions, et son label figure dans l'annonce. Pour vous, il sert surtout à chiffrer les travaux à venir, parce qu'une obligation de rénover peut suivre l'achat.

RégionObligation de rénover après l'achatDocuments propres à la région
FlandreUn logement en label E ou F doit atteindre le label D dans les 6 ans suivant l'acteBodemattest (sol), asbestattest (amiante) pour tout bâtiment d'avant 2001
WallonieAucune en 2026 : l'obligation d'atteindre la classe D en 5 ans est reportée à 2028Extrait conforme de la BDES (état du sol)
BruxellesAucune à l'achat en 2026. Objectif de classe E minimum pour tous les logements en 2033Attestation du sol

Partout, le vendeur fournit aussi le procès-verbal de contrôle de l'installation électrique et, pour une citerne à mazout de 3 000 litres ou plus, l'attestation d'étanchéité. Si l'installation électrique n'est pas conforme, c'est à vous de la mettre en ordre dans les 18 mois.

Les taxes quand on est propriétaire : le précompte immobilier

Le précompte immobilier est l'équivalent de la taxe foncière. Il se calcule sur le revenu cadastral, un loyer théorique fixé par l'administration, multiplié en 2026 par un coefficient d'indexation de 2,3. On applique à ce montant indexé le taux de la région, puis les centimes additionnels de la province et de la commune, qui font l'essentiel de la facture.

RégionTaux régionalCe qui s'y ajouteAide au propriétaire occupant
Wallonie1,25 %Centimes provinciaux (1 150 à 2 500) et communaux125 € par enfant à charge dès le deuxième
Bruxelles1,25 %Centimes d'agglomération et communauxPrime BE HOME de 164 € en 2026
Flandre3,97 %Centimes communaux et provinciauxRéductions pour enfants, handicap et performance énergétique

Un exemple en Wallonie : une maison au revenu cadastral de 1 000 € donne 2 300 € indexés. À 1,25 %, la part régionale est de 28,75 €. Avec 1 750 centimes provinciaux et 2 600 centimes communaux, le précompte atteint environ 1 280 € par an. Le revenu cadastral figure dans l'annonce ou sur demande au notaire : demandez-le avant de faire une offre.

L'année de l'achat, l'avertissement-extrait de rôle part au propriétaire du 1er janvier, donc au vendeur. Le compromis prévoit que vous lui remboursiez la part de l'année qui suit l'acte. Une maison modeste, au revenu cadastral total de 745 € au plus, a droit à 25 % de réduction.

Si vous occupez le bien, le revenu cadastral ne s'ajoute pas à vos revenus imposables. Si vous le louez, il est imposé, majoré de 40 %, et non le loyer réel. La convention franco-belge réserve l'imposition des revenus d'un bien belge à la Belgique, même si vous habitez en France.

Acheter en Belgique quand on est frontalier

Tout dépend de l'endroit où vous habiterez après l'achat.

Votre situationDroits d'enregistrementCe qui change
Vous travaillez en Belgique et restez domicilié en FranceTaux plein, 12 à 12,5 % : le bien n'est pas votre résidence principaleRien pour votre salaire. Le bien est imposé en Belgique sur son revenu cadastral.
Vous travaillez en Belgique et vous installez dans le bienTaux réduit ou abattement, si vous ne gardez pas de logement en FranceVous devenez résident belge : vous n'êtes plus frontalier, tout est déclaré en Belgique.
Vous travaillez en France et vous installez en BelgiqueTaux réduit ou abattement, aux mêmes conditionsVotre salaire reste imposé en France. Vous le déclarez en Belgique, où il est exonéré avec réserve de progressivité.

Le régime frontalier franco-belge est fermé depuis 2012 et ne profite plus qu'aux salariés qui en bénéficiaient déjà. Si vous en faites partie, déménager en Belgique vous le fait perdre, et définitivement. Les règles d'imposition du salaire et du télétravail sont détaillées dans notre guide des travailleurs frontaliers.

Est-il intéressant d'acheter en Belgique ?

Côté prix, souvent oui. Au troisième trimestre 2025, Statbel relevait un prix médian de 197 000 € pour une maison mitoyenne ou de coin en Wallonie, 317 500 € en Flandre et 525 000 € à Bruxelles. Liège, Charleroi ou Namur restent nettement moins chères que les métropoles françaises de taille comparable.

Deux choses jouent contre l'achat. Si vous ne restez que quelques années, les frais d'entrée de 3 à 6 % mangent la plus-value possible. Et le taux plein de 12 à 12,5 % rend l'investissement locatif lent à rentabiliser. En faveur de l'achat : les revenus locatifs belges sont imposés sur le revenu cadastral, bien plus bas que le loyer réel, et le précompte reste modéré hors Bruxelles. Pour comparer avec un loyer, voir le coût de la vie en Belgique.

Sources officielles

À lire ensuite

Questions fréquentes sur l'achat d'une maison en Belgique

Comment un Français peut-il acheter une maison en Belgique ?
Comme un Belge : offre, compromis, crédit, acte chez le notaire. Aucune autorisation n'est nécessaire. Pour obtenir un crédit belge, il faut en pratique être inscrit à la commune, toucher ses revenus sur un compte belge et apporter au moins les frais d'achat.
Quelles sont les conditions pour acheter une maison en Belgique ?
Aucune condition de nationalité ou de résidence. Les conditions portent sur la fiscalité : pour payer 2 % en Flandre, 3 % en Wallonie ou profiter de l'abattement bruxellois, le bien doit devenir votre seul logement et vous devez vous y domicilier dans les trois ans.
Quels sont les frais de notaire pour une maison de 250 000 € ?
Pour une résidence principale sans crédit, environ 9 050 € en Flandre, 10 300 € à Bruxelles et 11 550 € en Wallonie, droits d'enregistrement compris. Pour une seconde résidence, de 34 400 à 35 700 € selon la région. Un crédit ajoute environ 2,4 % du montant emprunté.
Quels sont les frais de notaire pour une deuxième maison en Belgique ?
Les droits d'enregistrement passent au taux plein : 12 % en Flandre, 12,5 % en Wallonie et à Bruxelles, sans abattement. Avec les honoraires et les frais, comptez environ 14 % du prix.
Qui paye les frais de notaire en Belgique ?
L'acheteur paie les droits d'enregistrement, les honoraires et les frais de l'acte d'achat, ainsi que ceux de l'acte de crédit. Le vendeur ne paie que ses frais propres, comme la levée d'une hypothèque ou les certificats obligatoires.
Est-il possible de négocier les frais de notaire ?
Non. Les honoraires suivent un barème légal, les droits d'enregistrement sont un impôt. Le seul levier est le crédit : un mandat hypothécaire sur une partie du prêt évite le droit d'enregistrement de 1 % et le droit d'hypothèque de 0,3 % sur cette partie.
Quelles sont les taxes à payer quand on est propriétaire en Belgique ?
Le précompte immobilier chaque année, calculé sur le revenu cadastral indexé, avec le taux de la région et les centimes additionnels de la province et de la commune. Si vous louez le bien, le revenu cadastral majoré de 40 % s'ajoute à vos revenus imposables.
Est-il intéressant d'investir dans l'immobilier en Belgique ?
Les prix restent modérés en Wallonie et les loyers sont imposés sur le revenu cadastral, plus bas que le loyer réel. En face, les droits de 12 à 12,5 % sur un investissement locatif alourdissent le ticket d'entrée : il faut compter plusieurs années de loyers pour les amortir.
Quelles sont les erreurs à éviter avant de signer un compromis de vente ?
Signer sans clause suspensive de crédit, car le compromis belge est définitif. Ne pas lire le PEB, l'attestation de sol et le contrôle électrique. Oublier qu'en Wallonie et à Bruxelles, garder un logement en France fait perdre le taux réduit ou l'abattement.

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